L'espérance de vie s'élève actuellement à 77,8 ans pour les hommes et 84,5 ans pour les femmes et elle augmente, en moyenne, d'un trimestre par an. Notre pays constate une baisse de la mortalité entre 70 et 90 ans et un nombre croissant de personnes âgées : en 2000, 4,3 millions de personnes avaient plus de 75 ans, aujourd'hui, en 2010, elles sont 5,5 millions et demain, en 2015, elles seront plus de 6 millions.
Face à ce constat, et parce qu' avancer dans l'âge c'est aussi souvent devenir plus vulnérable - les plus de 60 ans font l'objet de 2/3 des vols avec ruse et de près d'1/3 des cambriolages d'habitations -, le ministre de l'intérieur a souhaité agir, soulignant au passage que « c'est l'honneur d'une société que de protéger ses ainés ».
C'est ainsi que sur la base du rapport du député Edouard COURTIAL et en lien avec Nora BERRA, secrétaire d'État aux aînés, Brice HORTEFEUX a décidé d'un plan « Tranquillité seniors », décliné dans chaque département.
Un dispositif en faveur des personnes âgées
Grâce à un travail préalable de repérage des seniors les plus vulnérables, il s'agit de permettre à toute personne âgée se sentant menacée, isolée ou inquiète de pouvoir contacter son commissariat ou sa gendarmerie, les services sociaux ou les services municipaux.
Dans la Nièvre, ce travail d'identification sera réalisé par le cabinet du préfet, en étroite collaboration avec les forces de police, de gendarmerie et plus largement, avec l'ensemble des acteurs qui sont au contact quotidien des seniors.
Ce diagnostic s'appuiera notamment sur les informations recueillies dans le cadre du plan national canicule (PNC) et sera assorti des éléments d'analyse nécéssaires pour établir un dispositif adapté à la réalité locale.
Une campagne de sensibilisation
Parallèlement, le ministre a souhaité donner aux personnes âgées les moyens d'accroître leur propre sécurité en organisant une campagne de sensibilisation à quelques « réflexes sécurité » très simples.
Brice HORTEFEUX a également rappelé que la LOPPSI permettra à terme de sanctionner plus fortement ceux qui s'attaquent aux personnes âgées. Ainsi, l'Assemblée nationale a, le 16 février dernier, durci les sanctions encourues par les auteurs d'infractions commises à l'encontre de personnes vulnérables, en particulier les vols et les violences.
Jusqu'ici, le vol d'une personne vulnérable, qu'il s'agisse d'une personne âgée ou d'une personne malade, n'était passible que de 5 années d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende. Grâce à la disposition adoptée par l'Assemblée nationale, un vol sur personne vulnérable sera désormais sanctionné par 7 années d'emprisonnement et 100 000 euros d'amende.
De plus, et afin qu'aucun délit ne reste impuni, la prise de plainte au domicile des personnes âgées sera systématisée.